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Articles > Articles Passion'Ailes > Un perroquet parle avec son âme
Un perroquet parle avec son âme
Publié par Passion'Ailes le 24/9/2006 (415 lus)
Un perroquet parle avec son âme.



Pourquoi?

Quand j'étais un bébé, je t’ai amusé avec mes cabrioles et t’ ai fait
rire?

Tu avais beaucoup de temps pour moi, tu passais des heures a admirer ce que j’étais.



Tu m’a appelé ton enfant, et en dépit de plusieurs meubles mâchées et
quelques objets abîmés.

je suis devenu ton meilleur ami.



Toutes les fois que j'étais désobéissant tu me regardais méchamment

en me disant, NON, ce n’est pas gentil ça! »

Mais après on s'amusait ensemble.



Mon éducation dure toute la vie, mais tu es devenu terriblement occupés, donc
j’ai quelques manques.



Je me souviens de ces jours ou tu me racontais tes confidences et rêves
secrets, je croyais que ma vie serait toujours ainsi avec toi.J’attendais
sagement dans ma cage ton retour lorsque tu t’absentais.

Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et tu t'es
concentré sur ta carrière, en plus du temps que tu passait à chercher
une compagne humaine.



Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de cœur et
déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions. Je me
suis étiré avec joie en te saluant de ma voix mielleuse lors de tes retours au
foyer... et puis tu es tombé amoureux.



Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne-perroquet »mais je l'ai
accueillie dans notre maison.

J'étais heureux parce que tu étais heureux. Ensuite les bébés humains
sont arrivés et j'ai partagé votre excitation. J'étais fasciné par leur
couleur rose, je voulais les pouponner moi aussi.

 

Seulement vous, vous étiez inquiètes que je puisse les blesser, alors j'ai
passé la plupart de mon temps banni dans ma cage mais cela ne suffisait
pas vous m’avez isolé.

Oh, comme je voulais les aimer, être aimé mais je suis devenu un
"prisonnier de l'amour".



Les enfants ont grandit, j’ai donc pu regagné ma place au salon.

J'aimais pourtant l’action de la maison, leurs attention parce que les tiennes
étaient maintenant si peu fréquentes.



J’écoutais leurs soucis et rêves secrets, ensemble nous attendions le son de
ta voiture dans l'allée.Il y eut un temps, quand les autres te demandaient
si tu avais un animal de compagnie 

et qu'ils te demandaient une photo de moi tu en avais une à leur montrer
dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos.

Ces dernières années tu répondais "juste oui "et changeais de
sujet. 

Je suis passé du statut de " ton ami" à " seulement un oiseau,
" et vous vous offensés à chaque dépense pour moi.

Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville...
vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux
familiers.



Tu as fait le bon choix pour ta " famille ", mais il y eut un temps où
j'étais ta seule la famille.



J'étais excité par la promenade en voiture... jusqu'à ce que nous
arrivions dans des lieus inconnus.

Je ressentais, la peur, le désespoir. 

Tu as rempli la paperasserie et tu as dit " je sais que vous trouverez
une bonne maison pour lui ".

 

Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon
transporteur et il criait 

" Non, Papa! S'il vous plaît ne les laissez pas prendre notre
oiseau!"



Et je me suis inquiété pour toi, quelles leçons lui avez-vous apprises à
l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la
responsabilité et au sujet du respect pour toute vie.



Tu m'as dis un « au revoir »,tu as évité mes yeux.



Après votre départ, les gens ont dit que vous saviez probablement ce qui
était le mieux pour moi.

il y a de cela plusieurs mois déjà.

Ils sont attentifs à moi ici, mais tu me manque.

Ils nous nourrissent, bien sûr et s'occupe de bien nous divertir, mais j'ai
perdu l'appétit il y a plusieurs jours et le goût de m'épanouir.



Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais
en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste
un mauvais rêve, ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se
soucie de moi et qui désirait m’offrir une seconde chance dans une belle
famille .



Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres
perroquet bébé qui sont encore si gentil et adorable, 

je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.

Mon cœur battait d'anticipation à ce qui était à venir, mais il y avait
aussi un sentiment de soulagement.



Le « prisonnier de l'amour » avait survécu à travers les jours.

J’ai réalisé que jamais plus tu ne reviendrais.



J'ai bécoté la main de la dame qui s’occupe de moi de la même façon que je
te consolais il y a tant d'années. Mon amour c’est elle qui la recevra
maintenant.Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit " Je
t’aime moi aussi, je veillerai sur toi, tu sera mon trésor".

 

elle m'a expliqué que c'était son devoir maintenant de s'assurer que j'aille
une vie heureuse où je ne serais pas ignoré, abusé ou abandonné, une place
remplie d'amour…pour toujours. 



 Je penserai à toi pour toujours.

Puisse tout le monde dans ta vie

continuer à te montrer autant de loyauté. 



Ton ami le perroquet.

 

Texte adapté par G.T

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